Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 10:38

Par Le Veilleur

                        


Alors, qu’est-ce qu’un vrai disciple, qu’est-ce qu’une vraie église? – Jean 13 : 35 : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres ». Il n’est jamais mention de connaissances bibliques intellectuelles ni d’orthodoxie doctrinale – Romains 3 : 9-10 : «Que faut-il donc conclure? Nous les Juifs (chrétiens), sommes-nous supérieurs aux autres hommes? Pas du tout. Nous avons, en effet, déjà démontré que tous les hommes, Juifs ou non (chrétiens ou non), sont également coupables. L’Écriture le dit : Il n’y a pas de juste, pas même un seul, pas d’homme capable de comprendre, pas un qui cherche Dieu ».  

 

        La Bible indique clairement que tout enseignement et toute prédication véritables doivent être un partage de la Parole révélée de Dieu, de la Parole  illuminée par le Saint-Esprit, de la Parole qu’on a lue et qui a reçu le « souffle » de Dieu – Jean 17 : 7-8 : « Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu  que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’a envoyé. »  Ces paroles de Jésus doivent devenir nôtres, à nous ses disciples, qui devons accomplir les œuvres notre Père. Parole vivante qui se transforme en actions concrètes.  Adam n’est devenue vivant que par le souffle de Dieu; de même la Parole écrite de Dieu ne devient vivante que par le souffle du Saint-Esprit. Sinon, elle demeure lettre morte. Une Parole révélée, une Parole de vie, une Parole agissante, voilà la seule vraie prédication. En dehors de ça, nous ferions mieux de ne rien dire du tout – Jean 16 : 13 à 15 et Jean 17 : 3 – 7 - 8 : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il  prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera…Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu (et non pas une doctrine théologique ultra correcte!), et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ…Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données (c’est le rôle de tout vrai prédicateur),  et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé (c’est le résultat normal pour tout croyant qui vient, parle et agit au nom du Seigneur). »

 

         La meilleure prédication est ce qu’on est, d’abord et avant tout, puis, et seulement après, ce qu’on fait, ou plutôt ce que le Seigneur fait en nous utilisant. La meilleure prêche et la meilleure évangélisation sont : ce qui émane de nous, l’amour que nous dégageons, l’exemple de vie que l’on donne, « en avant comme en arrière du rideau », les fruits que nous portons, à la louange de notre Seigneur. Un Juif Messianique disait, devant une situation de fait: « Le pasteur et son épouse qui étudient dans le sous-sol sont gavés de connaissances mais incapables ou réticents quant au passage à l’action. Ils représentent la place excessive donnée à l’enseignement. Suralimentés en prédications et sous-alimentés dans l’apprentissage de la marche par l’Esprit, beaucoup n’arrivent pas à se décider à agir et deviennent des réactionnaires quand ils sont confrontés à un nouveau mouvement de Dieu ». Et l’apôtre Paul d’ajouter : « La connaissance enfle, mais l’amour édifie » (1 Corinthiens 8 : 1b).

 

         Une marche dans la Vérité est donc une marche dans l’amour en action.  C’est Jésus lui-même qu’il faut prêcher : sa Parole, son salut, sa magnificence, son amour, sa vie, sa justice, son œuvre, sa lumière, sa paix, sa joie… Nous attirerons et garderons les gens à Dieu en témoignant l’amour de Jésus, et en étant humbles, vrais et transparents. L’amour est merveilleux, nourrissant, rafraîchissant… L’amour est contagieux, réconfortant, revigorant…L’amour éloigne du péché, enlève l’attrait du péché…L’amour est plus grand que toute orthodoxie doctrinale. L’amour est plus grand que tout, plus fort que tout, plus que suffisant. L’amour avant tout. L’amour venant de Dieu.

 

        De toute façon, Dieu ne nous demande pas de tout cataloguer, de tout expliquer, de constamment tout ériger en doctrines, en concepts théologiques fixes, de tout contrôler, de tout comprendre…Vouloir cela, c’est trop souvent de l’orgueil, tout simplement.  Dieu désire plutôt, pour notre propre bénédiction, nous garder dans une attitude de dépendance, d’humilité, et de confiance totale en Lui. De toute manière, dans la Bible elle-même, il y a des contradictions « apparentes ». Je dis bien « apparentes ». Car il s’agit toujours de deux côtés d’une même médaille, donnant deux images différentes mais complémentaires, pour exprimer une réalité complète et équilibrée. Elles sont là  pour nous empêcher de nous croire capables de tout comprendre, de tout expliquer, et de tout régenter. Et ces contradictions « apparentes » sont justement voulues de Dieu, afin de nous garder dans une attitude de dénuement et de foi; afin de nous empêcher de vouloir échafauder continuellement des dogmes restrictifs, des doctrines fanatiques, des déductions unidirectionnelles. Elles ont aussi pour but  de nous emmener dans un certain équilibre, absolument indispensable, en nous empêchant d’aller trop à droite, ou trop à gauche; en nous éloignant des extrêmes, et en nous gardant dans une nécessaire réceptivité constante face à Dieu.

 

        Car la Bible n’est pas un livre qu’on analyse, qu’on étudie (dans le sens humain du terme), qu’on décortique, qu’on dissèque (comme un cadavre!), qu’on explique par toutes sortes de raisonnements et de sciences humaines… Sinon, cela revient à dire que nous sommes au-dessus d’elle, que nous la regardons de haut. La Parole n’a pas à être jugée par notre sagesse humaine, ni par toutes nos fameuses connaissances intellectuelles. « Si vous ne devenez comme ces petits enfants… » dit Jésus. La Bible est une Parole qu’on reçoit et qu’on vit. C’est la Parole de Dieu qui doit nous disséquer, et non pas le contraire – Hébreux 4 :12 : « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. »

 

       Tout l’Évangile de Jean nous fournit la preuve irréfutable que la vérité ne consiste pas d’abord et prioritairement en doctrines ni en étude théologique, mais plutôt en ceci : recherche, réception, chemin, action, obéissance, amour… « faire ce que Dieu veut »  (Je suis le chemin, la vérité, et la vie. »).  

Jean 8 :40 : « Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a point fait. »

Jean 8 : 28-29-31-32 :  « Jésus leur dit donc : Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis ( = la vérité)  et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.  Celui qui m’a envoyé est avec moi; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable…Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole ( = connaissance et accomplissement de la volonté de Dieu), vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité ( = Jésus), et la vérité (accomplissement de ce que Jésus veut faire par nous) vous affranchira (de tout ce qui n’est pas la volonté de Dieu). »

Jean  6 : 38 : « …Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. »

Jean 8 : 54-55 : Jésus répondit : Si je me glorifie moi-même ( = j’enseigne la doctrine des hommes, de mon propre groupe…), ma gloire n’est rien. C’est mon Père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu, et que vous ne connaissez pas ( = en ne connaissant pas sa volonté). Pour moi, je le connais; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais ( = je connais sa volonté), et je garde sa parole ( = j’accomplis sa volonté). »

 

        Et puis, qu’est-ce que le Bien? Nous pourrions dresser toutes les chartes inimaginables de ce qui est le Bien et le Mal, nous ne frapperions jamais totalement dans le mille! Pourtant, toute l’Écriture nous démontre que le Bien, c’est avant tout ce que Dieu veut.  Et cela, pour chacun individuellement, indifféremment, quoique dans un but collectif, le bon fonctionnement du peuple de Dieu, le corps de Christ. Lorsque Dieu donne l’ordre à Abraham de sacrifier son fils, c’est le Bien. Lorsque nous voyons dans l’Écriture la terrible injonction du « vouer par interdit », c’est encore le Bien, même si cela nous tord les boyaux et révolte notre cœur humanitaire!  Pas moyen de se mettre d’accord avec Dieu sur quelque chose de cohérent et d’acceptable pour notre raison.  « Vous avez entendu qu’il a été dit…mais moi je vous dis… » 

Source : Ôr vé Shalom (Michel cournoyer)

Publié dans : Enseignements
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